Et si le cancer était aussi un cri de l'âme?
- 10 juin
- 4 min de lecture
Dans un article précédent nous avons exploré 5 raisons justifiant la prescription de Carcinosinum.
Aujourd’hui, allons plus loin!
Depuis plus de quarante ans, l'homéopathie m'a permis d'observer des milliers de personnes confrontées à la maladie.
Bien entendu, les facteurs biologiques, génétiques, environnementaux et alimentaires jouent un rôle important dans l'apparition de nombreuses pathologies. Toutefois, l'homéopathie a toujours porté un regard plus large sur l'être humain.
État psychique et maladie.
Elle considère que le corps, les émotions, les pensées et même la dimension spirituelle de l'individu forment un tout indissociable. Tout est inter relié; tout est inter dépendant. Cette vision conduit à une question fascinante… vraiment intéressante :
Et si certaines maladies étaient aussi l'expression d'une souffrance intérieure longtemps ignorée? Parmi toutes les maladies qui frappent l'imaginaire collectif, le cancer est sans doute celui qui suscite le plus de peur, de questionnements et de réflexions.
Existe-t-il des états émotionnels particuliers qui fragilisent progressivement l'organisme? L'homéopathie ne prétend pas posséder toutes les réponses. Elle propose cependant des pistes de réflexion parfois surprenantes qui méritent d’être explorées. L'une d'elles est associée au remède Carcinosinum.

L’état psychique de Carcinosinum.
Le remède Carcinosinum est préparé à partir de tissus cancéreux selon les principes de l'homéopathie. Depuis plusieurs décennies, ce remède intrigue les homéopathes du monde entier.
Pourquoi?
Parce qu'il semble correspondre à un type humain bien particulier que je décris dans mon ouvrage « L’âme et l’essence de 100 remèdes homéopathiques ».
Carcinosinum correspond à…
Des individus extrêmement consciencieux.
Des personnes qui portent davantage de responsabilités que la moyenne.
Des êtres qui veulent bien faire, souvent perfectionniste.
Des gens qui donnent énormément et qui souvent... semblent oublier de prendre soin d'elles-mêmes.
Certains auteurs homéopathiques décrivent les individus correspondant au profit de Carcinosinum comme ayant l'impression que leur survie dépend de leur capacité à accomplir une mission qui dépasse pourtant leurs forces.
Comme si leur valeur personnelle dépendait entièrement de leur capacité à réussir.
Comme si l'échec était interdit.
Comme si l'arrêt était impossible.
Comme si le simple fait de ralentir constituait un danger.
Dans mes cours du « Centre homéopathique du Québec » … j’illustre cette problématique de la façon suivante.
On retrouve cette dynamique de survie chez la mère monoparentale qui porte seule le poids de sa famille.
Chez le travailleur qui assume des responsabilités écrasantes année après année (sans jamais être valorisé).
Chez l'enfant qui devient le soutien émotionnel d'un parent fragile. (Une responsabilité trop lourde)
Chez toute personne qui vit continuellement sous la pression du devoir (et de la « performance »)
Chez toute personne dont l’existence semble se définir comme un perpétuel recommencement de « métro, boulot, dodo ».
Peu à peu, la vie cesse alors d'être un espace d'épanouissement. Pour Carcinosinum, la vie devient…
Un combat.
Un effort permanent.
L'objectif n'est plus de vivre.
L'objectif devient simplement de survivre.
Cette réalité a été remarquablement illustrée par Albert Camus dans son ouvrage Le Mythe de Sisyphe.
Condamné à pousser éternellement un immense rocher jusqu'au sommet d'une montagne, Sisyphe voit celui-ci redescendre chaque fois qu'il approche du but.
Encore…et encore.
Carcinosinum et le monde d’aujourd’hui
N'est-ce pas parfois le sentiment qu'éprouvent certains de nos contemporains?
Combien de personnes se lèvent chaque matin avec l'impression que leur vie leur échappe?
Combien ont perdu le sentiment de liberté?
Combien ont l'impression d'être enfermées dans une existence où la joie devient de plus en plus rare?
Les conséquences d’un univers « toxique ».
L'homéopathie suggère que cet état intérieur n'est pas sans conséquence.
Les émotions chroniques influencent le système nerveux.
Le système nerveux influence le système hormonal.
Le système hormonal influence le système immunitaire.
Tout est relié.
Lorsque le découragement, la résignation ou le désespoir deviennent permanents, l'organisme entier en subit les répercussions.
Dans cette perspective, la maladie n'apparaît plus uniquement comme un ennemi.
Elle devient également un message.
Un signal.
Une invitation à regarder ce qui demande à être transformé dans notre manière de vivre.
Le cancer et les maladies portent un message.
Le cancer pourrait alors représenter bien davantage qu'une simple prolifération cellulaire.
Il pourrait être le symbole d'une profonde révolte intérieure.
Le signe qu'une partie de nous refuse de continuer à vivre sous certaines conditions.
Le corps dirait alors ce que l'âme ne parvient plus à exprimer.
Bien entendu, cette vision ne remplace pas les connaissances médicales modernes.
Elle ne cherche pas à culpabiliser les personnes atteintes de cancer.
Elle propose simplement une réflexion.
Une invitation à explorer un aspect souvent négligé de la santé humaine.

Maladies et possibilités de transformations.
Car si certaines maladies nous obligent à nous arrêter, peut-être cherchent-elles aussi à nous montrer un nouveau chemin.
Le chemin qui conduit de la survie vers la vie.
Le chemin qui conduit du devoir vers la liberté.
Le chemin qui conduit de la peur vers l'amour.
Et peut-être est-ce là l'un des plus grands enseignements de Carcinosinum.
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